Qu’est ce qu’un condylome exophytique ?

Il s’agit en général de petites verrues externes encore appelées condylomes acuminés ou crêtes de coq ou encore végétations vénériennes. Ces lésions sont toujours bénignes mais peuvent être gênantes (esthétiquement ou facilement irritables) et très contagieuses par ailleurs.

On estime que le délai de latence de ce type de lésion tourne autour de 6 mois.

Elles peuvent siéger chez la femme sur la vulve (petites et grandes lèvres), sur le pubis, le périnée voire l’anus et le canal anal, plus rarement sur la racine des cuisses ou le sillon inter fessier voire l’urètre, il est également indispensable de vérifier l’absence de lésions internes sur le vagin ou le col par la réalisation d’une colposcopie. Chez l’homme, les lésions peuvent siéger sur le fourreau du pénis, le prépuce, l’urètre voire également sur la région péri-anale ou le pubis et la racine des cuisses.

Ces lésions sont dues à des Papilloma virus dits de bas risque HPV 6 ou 11 et sont d’ailleurs efficacement prévenues par la réalisation d’une vaccination par le vaccin quadrivalent Gardasil® qui protège contre les HPV 6,11,16 & 18. Cette vaccination n’est efficace qu’avant tout développement de lésions.

Il est parfois nécessaire d’avoir recours à plusieurs types de traitements.

  • Quels traitements appliquer ?
    Une fois que celle-ci sont présentes le traitement dépend du nombre et de l’étendue des lésions : Quand celles-ci sont nombreuses on peut prescrire des solutions immunostimulantes comme l’imiquimod (aldara®), en cas d’échec on peut avoir recours à leur destruction physique (laser, électrocoagulation,..). Lorsque les lésions sont peu nombreuses on peut utiliser des crèmes antivirales comme la podophylotoxine (condyline®) ou la destruction physique (acide trichloracétique, cryothérapie, laser…).
  • Faut-il prévoir de protéger ses rapports ?
    Bien que les préservatifs ne protègent pas complètement contre ce type de lésions qui peuvent être présentes sur des zones non couvertes, il est préférable de protéger les rapports par le port de préservatifs jusqu'à guérison
  • le tabac favorise-t-il ce type de lésions ?
    Le tabac s’il n’est pas la cause de cette infection, diminue les défenses immunitaires et favorise la persistance des Papilloma virus

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