Urgences gynécologiques

Le centre IGO (Iéna Gynécologie Obstétrique) dirigé par les Docteurs Jean-Luc MERGUI et Bernard ROUCH, gynécologues spécialisés dans la prise en charge médicale et chirurgicale de pathologies gynécologiques et obstétriciens accoucheurs,  vous assure de leur assistance pour traiter vos urgences gynécologiques et obstétricales dans la mesure de leur disponibilité.

Nous vous exposons ici quelques exemples de symptômes qui peuvent vous amener à consulter en urgence, cette liste n’est pas exhaustive, il se peut parfois que d’autres situations peuvent vous inquiéter et justifier un avis en urgence.
 

MYCOSES, IRRITATIONS ET PERTES VAGINALES

La mycose vulvo-vaginale est une infection liée à la présence de champignons (Candida albicans étant le plus fréquent) au niveau de la vulve et/ou du vagin. Cette infection peut être sexuellement transmissible, mais la plus part du temps elle est spontanée, parfois associée à une diminution spécifique des défenses immunitaires (à l'occasion d'une autre maladie, d'un stress, d'une fatigue) ou d’un déséquilibre de la flore vaginale (parfois favorisée par de la prise de certains médicaments comme les antibiotiques).

Elle peut se traduire par un prurit, un grattage ou des démangeaisons parfois violentes voire des pertes blanches.

Cette infection est facilement traitée, à condition de la reconnaitre mais peut être source de récidives. Donc dans certains cas, un traitement de fond peut être nécessaire pour éviter ces récidives (traitement sur plusieurs semaines).

Il est préférable de consulter pour confirmer le diagnostic de mycose et ne pas passer à côté d'une autre infection vaginale, (bactérienne ou virale) ou vulvaire ou bien encore d’une maladie cutanée comme une dermatose. Un prélèvement bactériologique (analyse des pertes) peut parfois s’avérer nécessaire, il sera réalisé lors de la consultation par le gynécologue et adressé au laboratoire d’analyses médicales

CYSTITES

Il s'agit d'une infection urinaire non compliquée (au niveau de la vessie) et qui doit être traité par antibiotiques.

Les symptômes les plus fréquents de la cystite sont: des brûlures ou gênes lors de la miction et/ou des mictions fréquentes avec des envies pressantes, fréquentes et parfois douloureuses d’aller uriner, il peut s’agir également mais plus rarement d’une simple pesanteur au dessus du pubis.

Si la cystite récidive, il faut alors prévoir un examen  bactériologique des urines pour mieux cibler le traitement.

En cas d'absence de traitement, la cystite peut parfois évoluer vers une infection rénale, qui elle nécessitera dans certains cas un traitement antibiotique par voie intra veineuse.

DOULEURS DU BAS VENTRE

Ce symptôme est relativement fréquent et c'est le caractère inhabituel ou son intensité qui doivent vous faire consulter un gynécologue.

Les diagnostics qui doivent être éliminés par votre gynécologue, du fait de leur gravité et même dans certains cas la mise en jeu du pronostic vital, sont les suivants:

  • Grossesse extra utérine : Il s'agit de la présence d'une grossesse en dehors de la cavité utérine, soit au niveau de la trompe (95% des cas), soit au niveau de l'ovaire. Cette grossesse peut se compliquer d'une rupture de la trompe avec une hémorragie importante. Un traitement, soit médicamenteux (injection intra musculaire), soit chirurgical, est indiqué. Ce traitement devra être suivi d'une surveillance précoce, et également lors de la grossesse suivante. En général ce diagnostic est évoqué devant un retard de règles, des douleurs du bas ventre et des saignements. Il impose de consulter au plus vite afin d’envisager le diagnostic par la pratique d’une échographie, d’un dosage des béta HCG (test de grossesse), d’un examen clinique et d’une surveillance très rapprochée
     
  • Torsion de l'ovaire : Il peut s'agir de la torsion (enroulement autour de son axe) d'un ovaire ou de l’annexe (c'est-à-dire de la trompe + Ovaire), souvent associé à la présence d'un kyste ovarien. La douleur est intense et brutale. 
    Ici le traitement sera chirurgical (par coelioscopie) pour détordre l'ovaire, éventuellement enlever le kyste, vérifier si l'ovaire est toujours viable puis le fixer afin d’éviter la récidive. Au-delà de 6h de torsion, la vitalité de l'ovaire peut être compromise. Il s’agit donc d’une véritable urgence chirurgicale !
     
  • Kyste de l’ovaire : il peut s’agir d’une douleur brutale, même lorsqu’il n’y a pas de torsion, favorisée par  la mise en tension de la paroi du kyste (comme une ovulation parfois douloureuse ou un saignement intra kystique) et la rupture du kyste avec parfois un saignement (le plus souvent modéré). Ces symptômes doivent vous amener à consulter pour vérifier l’absence de nécessité d’exploration chirurgicale.
     
  • Douleurs au moment des règles : (encore appelées dysménorrhées). Ce type de symptôme est relativement fréquent surtout chez les toutes jeunes femmes, il n’est habituellement pas associé à une véritable pathologie organique et peut céder avec des traitements simples, néanmoins il convient de vérifier l’absence de veritable pathologie comme par exemple une endométriose (présence de muqueuse endométriale en dehors de l’utérus qui peut saigner lors des règles et entrainer une réaction inflammatoire, fibreuse et/ou kystique)
     
  • Grossesse intra utérine. Les douleurs du bas ventre en début de grossesse normale sont fréquentes. Ces douleurs peuvent êtres en rapport avec des contractions utérines, des douleurs musculaire ou ligamentaires. Votre gynécologue doit vérifier la bonne évolutivité de la grossesse et l'absence de complications (fausse-couche, grossesse arrêtée, voire simple infection urinaire (cystite)).
     
  • Infection génitale aigue. (ou salpingite) : Il s'agit d'une infection, le plus souvent bactérienne, d'une ou des trompes et/ou de l'utérus. Ces infections sont le plus souvent sexuellement transmissibles et nécessitent une prise en charge spécialisée urgente. Votre gynécologue doit vérifier l'absence de complication (abcès au niveau de l'une des trompes, extension de l'infection au reste de l'organisme) puis vous proposer un traitement par antibiotiques voire une cœlioscopie si les symptômes ne disparaissent pas rapidement sous traitement. Habituellement ces « salpingites » ou inflammations pelviennes se traduisent par des douleurs du bas ventre, des pertes blanches, parfois de la fièvre mais les tableaux très « bruyants » c'est-à-dire avec beaucoup de symptômes sont de plus en plus rares et ces infections doivent parfois être évoquées sur des signes plus légers.
     
  • Cystites : Il s'agit d'une infection urinaire non compliquée (au niveau de la vessie) et qui doit être traité par antibiotiques. Les symptômes les plus fréquents de la cystite sont: des brûlures ou gênes lors de la miction et/ou des mictions fréquentes avec des envies pressantes, fréquentes et parfois douloureuses d’aller uriner, il peut s’agir également mais plus rarement d’une simple pesanteur ou douleur au dessus du pubis. Si la cystite récidive, il faut alors prévoir un examen  bactériologique des urines pour mieux cibler le traitement. En cas d'absence de traitement, la cystite peut parfois évoluer vers une infection rénale, qui elle nécessitera dans certains cas un traitement antibiotique par voie intraveineuse.

SAIGNEMENTS

Les saignements par le vagin peuvent survenir :

  • En dehors des règles : ils peuvent être alors le signe de plusieurs diagnostics possibles: fibromes utérins, polypes utérins, grossesse extra utérine, fausse-couche, saignement en début de grossesse intra utérine ou même d’une infection utérine. Le plus souvent un épisode unique n’est pas associé à une pathologie surtout lorsqu’il y a un oubli de pilule ou une prise irrégulière mais cela peut exposer à une grossesse non désirée.
     
  • Au cours des règles qui sont parfois abondantes voire hémorragiques avec des caillots : il faut alors consulter rapidement son médecin afin de rechercher les causes (fibromes, polypes, fausses couches, etc.…) et parfois traiter ou prévenir les conséquences : anémie (manque de globules rouges)

GROSSESSE EXTRA UTÉRINE

Il s'agit de la présence d'une grossesse en dehors de la cavité utérine, soit au niveau de la trompe (95% des cas), soit au niveau de l'ovaire. Cette grossesse « ectopique » (c'est-à-dire qui ne se développe pas dans l’utérus) peut se compliquer d'une rupture de la trompe avec une hémorragie interne importante. Un traitement, soit médicamenteux (injection intramusculaire), soit chirurgical, est indiqué. Ce traitement devra être suivi d'une surveillance précoce, et également lors de la grossesse suivante.

En général ce diagnostic est évoqué devant un retard de règles, des douleurs du bas ventre et des saignements.

Il impose de consulter au plus vite afin d’envisager le diagnostic par la pratique d’une échographie, d’un dosage des béta HCG (test de grossesse), d’un examen clinique et d’une surveillance très rapprochée. Si une cœlioscopie (endoscopie chirurgicale) est décidée le but sera de retirer la grossesse de l’endroit ou elle se trouve en essayant de conserver (si c’est possible) la trompe d’où l’intérêt de faire le diagnostique le plus tôt possible avant que la trompe ne soit définitivement abimée.

RETARD DE RÈGLES

C'est le premier signe de grossesse. Dans ces cas il faut faire un test de grossesse, pour confirmer ce diagnostic, puis consulter votre gynécologue. Dans certains cas, il peut s'agir d'un dérèglement hormonal, ou d’un trouble passager du cycle ce qui justifie alors un contrôle médical voire un bilan sanguin spécifique.

CONTRACEPTION D'URGENCE

En cas de rupture de préservatif ou de rapport non protégé, il existe une contraception d'urgence qui doit être prise dans les 72H qui suivent le rapport. Plus tôt sera prise cette contraception, plus efficace elle sera.

DOULEURS VULVAIRES

  • Bartholinite : Il existe au niveau des petites lèvres, des glandes qui sécrètent du liquide lubrifiant et qui peuvent se boucher. Lorsque l'une d'elles se bouche, apparaît alors une tuméfaction (sorte de « boule » ou kyste) qui peut être très douloureuse (il s'agit dans ces cas le plus souvent d'une bartholinite). Cette inflammation nécessite, dans la plus part des cas, un traitement médical par antibiotique et anti-inflammatoires voire en cas de persistance d’une incision de la glande, pour évacuer le liquide (sous anesthésie générale). En cas de récidive, l'ablation de la glande peut vous être proposée (en dehors de toute crise aigue).
     
  • Vulvite : il peut s’agir d’une irritation liée à une mycose ou à une infection bactérienne, mais il peut s’agir également de petits bouton (ou ulcérations) d’origine herpétique (Herpes génital). Il peut s’agir également d’une maladie dermatologique soit locale soit générale dans tous ces cas il est donc préférable parfois de consulter afin d’identifier la véritable cause plutôt que de traiter sans savoir en pensant qu’il s’agit d’une « simple » mycose.
     

PROBLÈMES POST OPÉRATOIRES

Les signes qui doivent vous alerter après une intervention chirurgicale sont les suivants:

  • Fièvre
  • Hémorragie ou saignement abondant par voie vaginale : saignements inhabituels (votre chirurgien doit vous expliquer ce qu'es un saignement "normal" en fonction du type d'intervention).
  • Rougeurs au niveau de la ou des cicatrices
  • Écoulement de pus par l'une des cicatrices;
  • Gonflement  de la paroi abdominale ou sous une cicatrice
  • Arrêt du transit ou constipation inhabituelle
  • Vomissements
  • Brûlures à la miction ou suspicion d’infection urinaire
  • Douleurs au niveau d’un mollet (suspicion de phlébite)