Qu'est-ce qu'une dysplasie légère ?

Une dysplasie légère encore appelée CIN1 (pour Cervical Intra épithélial Neoplasia de grade 1) est un terme histologique, c'est-à-dire qu’on ne peut le porter qu’après avoir fait une biopsie sous contrôle colposcopique. 

Il s’agit d’une sorte de verrue plate, lisse présente sur le col qui est due à une infection par le papillomavirus (HPV).

On dit qu’il s’agit d’une dysplasie légère car les anomalies présentes sur la biopsie sont légères, celles-ci (les anomalies des cellules sur la biopsie) sont étendues sur tout le bas de la muqueuse comme si dans un immeuble seuls les premiers étages étaient atteints par un début d’incendie, ce qui est plus facile à maîtriser.

Une autre image que l’on peut utiliser pour expliquer ce qu’est une dysplasie par rapport à un cancer : un cancer est comme un ciel noir chargé de nuages avec de la pluie qui tombe et risque de traverser le sol pour rejoindre la nappe phréatique (pour symboliser le risque de transport des cellules cancéreuses vers d’autres localisations à distance appelées métastases). Une dysplasie légère serait ici comme un ciel clair avec quelques nuages épars, il est possible qu’il pleuve mais cela parait peu probable, le plus probable est qu’un coup de vent disperse aisément ces quelques nuages. Mais dans quelques cas rares les nuages se concentrent et peuvent obscurcir le ciel (on passerait alors vers les dysplasies moyennes et sévères) 

En général, en fonction de l’âge de la patiente, ces anomalies peuvent régresser spontanément (dans près de 80 % des cas).

Plus l’age de la patiente est jeune plus le taux de régression spontanée est importante, en effet si une lésion de dysplasie légère ou CIN1 est diagnostiquée vers 38 ou 40 ans, il y a de fortes probabilités que cette lésion soit présente depuis longtemps, si, en revanche cette CIN1 est découverte vers 25 ans, la probabilité que cette lésion soit récente est plus élevée donc ses chances de régression  plus importantes, car l’infection par le papillomavirus qui est la cause première de cette lésion, régresse dans près de 80 % dans les deux années suivant sa contamination.

Malgré le caractère très rassurant de ce type de lésion, il convient néanmoins de prévoir une stricte surveillance en raison du risque de persistance, ou d’évolution (inférieure à 1 % de cancer) ou d’hétérogénéité des lésions (sous évaluation).

Le traitement de ce type de lésion ne doit s’envisager en général qu’après une période de surveillance de 18 mois et dans tous les cas après une confrontation des résultats du Frottis initial, de la Colposcopie, de la ou des biopsies et de l’âge de la patiente.

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