Cloison utérine

Qu’est ce qu’une cloison utérine ?

L’utérus est un organe creux (sorte de poche musculaire) qui permet l’implantation d’un embryon et son développement pour aboutir à un fœtus puis à un enfant qui naitra après 9 mois de gestation. Mais cet organe creux « unique » est en fait issu de la fusion de 2 tubes creux : les canaux de Muller. Ceux-ci se « collent » l’un à l’autre au cours de la vie embryonnaire, puis fusionnent pour ne donner qu’un seul utérus mais qui se termine vers le haut par 2 trompes et 2 ovaires (voir schéma) qui témoignent bien de l’origine double de notre formation embryonnaire « symétrique ». Parfois ces mécanismes de fusions font défaut et les anomalies de cette fusion peuvent plus ou moins marqués pouvant aller jusqu'à la présence de 2 utérus avec 2 cols et deux vagins ! Dans la forme la moins altérée de cette absence de fusion on peut voir la persistance d’un mur ou d’une cloison qui sépare au fond de l’utérus la cavité en 2 compartiments (voir schéma)

Qu’est ce qu’une cloison utérine ?

Quelles sont les conséquences d’une cloison de l’uterus ?

Il est difficile de répondre à cette question, car la plupart des cloisons utérines ne sont probablement pas diagnostiquées dans la mesure où elles n’ont aucune conséquence sur la vie génitale des femmes.

Leur diagnostique peut se faire à l’occasion d’une échographie, faite pour autre chose ou d’une hystérographie dans le cadre d’un bilan de fertilité.

Néanmoins, elle peuvent « responsables » ou peuvent être parfois  mises en cause dans un certain nombre d’événements liés à la grossesse comme la survenue de fausse couches, d’accouchements prématurés ou de troubles de la présentation du pole fœtal (comme le siège ou des présentations transverses) mais il est probable que la plupart des grossesses des femmes présentant des cloisons uterines se déroulent tout  à fait normalement sans que celles-ci aient la moindre conséquence.

C’est pourquoi leur traitement  n’est pas systématique et ne devra être décidé qu’au cas par cas, c'est-à-dire individuellement en fonction de l’histoire clinique de chaque patiente.

Comment faire le diagnostique d’une cloison utérine ?

Le diagnostique se fait par échographie (au mieux réalisée par voie vaginale) qui permettra d’apprécier à la fois la hauteur de la cloison, son épaisseur et sa vascularisation. Surtout, elle permet de différencier les uterus cloisonnés des uterus doubles (ou il n’y a pas eu de fusion des 2 tubes) qui sont une contre indication à leur traitement Hystéroscopique. Dans certains cas douteux ou difficiles on peut avoir recours à l’IRM (imagerie par résonnance magnétique) qui permet parfois de mieux voir les limites du fond de l’uterus.

Comment faire le traitement ?

Le traitement des cloisons uterines a été révolutionné par l’approche Hystéroscopique, en effet il y a encore 20 ans, on était obligé d’ouvrir la paroi abdominale, puis ouvrir l’uterus et sectionner cette «  cloison » afin de restaurer une cavité utérine plus ample. Ce type de chirurgie est évidemment assez « lourd » et fragilisait l’utérus qui avait été ouvert.

Grace aux progrès des endoscopes et tout particulièrement de l’Hystéroscopie opératoire : il est aujourd’hui possible de se glisser dans l’uterus puis de sectionner progressivement et prudemment la cloison afin de la faire disparaitre et restaurer une nouvelle cavité unique.

Cette intervention reste délicate car il ne faut pas aller trop loin dans la correction et fragiliser de ce fait l’utérus au cours d’une prochaine grossesse. Sous réserve d’une intervention bien conduite, il est possible de mettre en route une grossesse dans les 3 à 6 mois après ce type d’intervention et d’accoucher par les voies naturelles.

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