Chirurgie Conservatrice du Sein

La chirurgie conservatrice du cancer du sein consiste en l’ablation de la tumeur avec conservation du sein (synonymes : Tumorectomie ; segmentectomie ; zonectomie ; quadrantectomie ; mastectomie partielle). C’est l’intervention la plus souvent pratiquée (plus de 60 à 70 % des cas), elle permet de conserver le sein et de retrouver le plus souvent une morphologie normale après l’intervention en raison des techniques de comblement (oncoplastie) réalisés pendant l’intervention, le plus souvent la cicatrice pratiquée sera peu visible, très exceptionnellement visible dans le décolleté.

Comment cela se passe en pratique ?

En général l’intervention est réalisée sous anesthésie générale, puis une incision de la peau est faite par le chirurgien.
- Lorsque la lésion est palpable elle est retirée avec du tissu sain tout autour afin d’être sur de ne pas laisser de cellules anormales dans le sein.
- Lorsque la lésion n’est pas palpable (ce qui est le cas le plus fréquent, grace au dépistage mammographique), la lésion aura été repérée préalablement par le radiologue qui aura placé un repère métallique (fil d’acier) au contact de la zone à retirer (foyer de micro calcifications, zone de distorsion ou de sur-densité…). Le chirurgien « n’a plus qu’à » suivre le fil et retirer toute la zone au contact. Une fois la zone retirée la pièce est radiographiée afin de vérifier que la zone anormale a bien été retirée.

La pièce opératoire est alors confiée au médecin anatomo-pathologiste :
- soit pour une première analyse (dite examen extemporané, parce que pratiquée immédiatement pendant que la patiente est endormie) afin de pratiquer le traitement chirurgical le plus complet possible [en une seule intervention si le cancer est confirmé],
- soit la pièce opératoire est confiée au médecin anatomo-pathologiste pour une analyse différée faite au laboratoire, afin de ne pas altérer la pièce retirée et donner le meilleur diagnostique possible, quitte à prévoir une seconde intervention si nécessaire.

Puis dès lors que la zone a été retirée, le chirurgien comble le defect par des techniques de plastie de glissement (oncoplastie), afin de ne pas déformer le sein en laissant un « vide » puis il referme la peau, parfois en laissant un drain dessous (petit tuyau qui aspire le sang) pour 24 ou 48 heures. Les suites opératoires ne sont en général pas douloureuses, une simple gêne passagère avec une impression d’induration peut cependant subsister pendant quelques semaines sous la zone opérée du sein.

Dans tous les cas si le cancer invasif est confirmé un geste chirurgical de prélèvement du (ou des) ganglions axillaires sera pratiqué, dans le même temps.

Par ailleurs ce type d’intervention est presque toujours suivi d’une radiothérapie complémentaire sur le sein afin d’éviter une éventuelle récidive locale.

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