La biopsie chirurgicale du sein

La biopsie chirugicale du sein : Il s’agit ici d’une intervention chirurgicale qui consiste à retirer une zone anormale ou suspecte du sein. Elle sera indiquée chaque fois que le prélèvement histologique par micro biopsie ou macro biopsie sera impossible ou non contributif.

Dans les cas ou le diagnostic de la lésion a été fait l’intervention n’est plus une biopsie chirurgicale mais une intervention thérapeutique (voir traitement du cancer du sein).

Dans le cas d’une biopsie chirurgicale, le but est double : connaître la nature de la lésion visualisée et dans le même temps si possible envisager le meilleur traitement.

Comment cela se passe en pratique ?

En général l’intervention est réalisée sous anesthésie générale, puis une incision de la peau est faite par le chirurgien. Lorsque la lésion est palpable elle est retirée, lorsque la lésion n’est pas palpable (ce qui est le cas le plus fréquent), la lésion aura été repérée préalablement par le radiologue qui aura placé un repère métallique (fil d’acier) au contact de la zone à retirer (foyer de micro calcifications, zone de distorsion ou de sur-densité…). Le chirurgien « n’a plus qu’à » suivre le fil et retirer toute la zone au contact.

Une fois la zone retirée la pièce est radiographiée afin de vérifier que la zone anormale a bien été retirée puis elle confiée au médecin anatomo-pathologiste :
- soit pour une première analyse (dite examen extemporané, parce que pratiquée immédiatement pendant que la patiente est endormie) afin de pratiquer le traitement chirurgical complet en un temps du cancer (si celui-ci est confirmé) avec un curage ganglionnaire,
- soit la pièce opératoire est confiée au médecin anatomo-pathologiste pour une analyse différée faite au laboratoire, afin de ne pas altérer la pièce retirée et donner le meilleur diagnostique possible, quitte à prévoir une seconde intervention si nécessaire.

Puis dès lors que la zone a été retirée, le chirurgien comble le "defect" par des techniques de plastie de glissement (oncoplastie), afin de ne pas déformer le sein en laissant un « vide » puis il referme la peau, parfois en laissant un drain dessous (petit tuyau qui aspire le sang) pour 24 ou 48 heures.

Les suites opératoires ne sont en général pas douloureuses, une simple gêne passagère avec une impression d’induration peut cependant subsister pendant quelques semaines.

Quelle que soit la méthode de biopsie, l’analyse de celle-ci doit donner les premiers éléments diagnostiques permettant de décider de la meilleure stratégie (type de la tumeur canalaire ou lobulaire, grade histo-pronostic, récepteurs hormonaux, marquage HER2 Neu) voir chapitre analyse histologique ci dessous.

Lire la suite

Les informations fournies sur www.igogyneco.com sont destinées à améliorer, non à remplacer,
la relation directe entre le patient (ou visiteur du site) et les professionnels de santé.