Dépistage du cancer du sein

Le cancer du sein est aujourd’hui le cancer féminin le plus fréquent (mais il risque de se faire dépasser bientôt par le cancer du poumon). La fréquence et la gravité de ce cancer justifient le développement de multiples initiatives médicales dont le dépistage de masse organisé est une des facettes. Il n’y a par contre aujourd’hui aucune mesure de prévention permettant de diminuer efficacement la fréquence de cette affection : c’est à dire de l’éviter.

Il n’est question ici que de prévention secondaire c'est-à-dire une prévention qui vise à dépister la maladie (le cancer du sein) le plus tôt possible à un stade le plus précoce possible (un cancer du sein le plus petit possible) afin d’améliorer les résultats de la prise en charge thérapeutique.

En France actuellement deux systèmes de dépistage du cancer du sein co-existent :

  • Le dépistage par mammographie sur prescription individuelle du médecin (généraliste ou gynécologue) dit dépistage spontané (ou DS).
  • Le dépistage organisé (ou DO) qui consiste à inviter les femmes de 50 à 74 ans à pratiquer une mammographie tous les 2 ans. Chaque examen mammographique est interprété par deux radiologues celui qui réalisent l’examen et un deuxième lecteur (qui ne connaît pas la patiente).

Il est également possible de s’aider de l’échographie mammaire afin de mieux préciser une anomalie radiologique ou clinique.

Les expériences et publications des campagnes de dépistage en Europe et aux États-Unis semblent montrer que (sous réserve d’une évaluation et d’un contrôle de qualité) les bénéfices du dépistage sont supérieurs à ses inconvénients.

Seule situation un peu à part, les patientes à haut risque de cancer du sein, comme celles porteuses d’une mutation des gènes BRCA 1 & 2, celles issues de familles avec nombreux antécédents de cancer du sein qui peuvent bénéficier  d’une surveillance plus rapprochée avec mammographie annuelle voire examen par IRM.

Pour les patientes porteuses d’une mutation des gènes BRCA, il peut même être -dans certaines conditions- possible de proposer une mastectomie prophylactique (ablation préventive des seins) après discussion avec chaque patiente, prise en charge psychologique et décision collective en RCP (Réunion de Concertation Pluridisciplinaire). D’où l’intérêt d’une prise en charge particulière de ce type de patientes ayant des antécédents familiaux par des praticiens expérimentés avec calcul de risque et  consultation d’onco-génétique.

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