Les fibromes ou myomes

Qu’est ce qu’un fibrome ou myome ?

Un « fibrome » encore appelé par les médecins "Myome" ou "fibromyome" ou encore "leiomyome", est une tumeur bénigne faite de la prolifération de cellules musculaires issues de la paroi de l’utérus, cela à -un peu- la consistance d’une balle de golf mais de taille très variable depuis celle d'un petit pois à celle d'une balle de tennis voire plus rarement plus volumineuses encore (pamplemousseou plus)

Les fibromes ou myomes

Les fibromes se présentent comme une balle (le myome) qui pousserait sur un mur (la paroi de l’utérus).

Les fibromes ou myomes

 

Les fibromes se présentent comme une balle (le myome) qui pousserait sur un mur (la paroi de l’utérus).

  • Les fibromes ou myomesSi la balle pousse dans l’intérieur de la cavité utérine on dit qu’il est sous muqueux dans ces cas il est souvent responsable de saignements (règles abondantes (ou ménorragies) parfois hémorragiques avec caillots), ou d’infertilité car il peut gêner alors l’implantation de l’embryon.

     

  • Les fibromes ou myomesSi la balle pousse à l’extérieur de l’utérus on dit qu’il est sous séreux, dans ce cas il donne rarement de symptômes, sauf lorsque la balle est très volumineuse ; il peut alors par sa taille (qui peut aller jusqu'à plusieurs dizaines de centimètres (comme un melon voire plus)) comprimer la vessie, les uretères et donner des envies pressantes d’uriner, voire de dilater les reins. Il peut également gêner le passage d’un bébé lors d’une grossesse lorsqu’il est en situation basse (on dit alors qu'il est Praevia).
     
  • Les fibromes ou myomesSi la balle pousse dans le mur (entre la cavité et l’extérieur), elle l’épaissit et le déforme : on parle alors de myome ou fibrome interstitiel, cette situation est intermédiaire et ne donne pas toujours de symptômes. Il ne sont vraiment gênants dans cette situation que lorsqu’ils deviennent volumineux ou parfois en cas d’infertilité notamment avant une fécondation in vitro.

     

En fait souvent les fibromes sont multiples et associent alors ces trois situations qui méritent dès lors une prise en charge adaptée; qui tiendra compte du bilan echographique, hysteroscopique et parfois avec néessité d'une IRM.

Les fibromes ou myomes sont toujours bénins mais il convient de s’assurer de l’absence de lésion associée qui pourrait être de nature maligne surtout après la ménopause.

Un myome est une tumeur musculaire bénigne de l'utérus qui peut être responsable de douleurs, de saignements ou de difficultés pour tomber enceinte. Si un myome est asymptomatique (c'est-à-dire qu'il n'est source d'aucun signe ou symptôme), il ne mérite qu’une simple surveillance, il n’y a pas lieu de le retirer ou de le traiter.

Comment enlève-t-on un fibrome sous muqueux ?

Si le fibrome ou myome pousse dans l’intérieur de la cavité utérine on dit qu’il est sous muqueux, il est alors accessible par hystéroscopie et il est donc aussi possible de le retirer.

Comment fait-on ? Comme toutes les hystéroscopies opératoires, ce geste est pratiqué sous anesthésie générale légère et l’on ressort pour retourner chez soi le jour même de l’intervention. Un hystéroscope opérateur est introduit dans la cavité utérine avec une anse dite de résection qui va découper le fibrome en fines tranches (comme un rabot qui découperait une pomme de terre en fines lamelles). Une fois le myome (ou fibrome) découpé, les copeaux sont extraits de l’utérus et confiés pour analyse (par sécurité).

Les suites opératoires sont indolores mais marquées par de légers saignements.

Les fibromes ou myomes

Malheureusement tous les fibromes sous muqueux ne peuvent pas être retirés par voie hystéroscopique, il y a des limites :

  • En taille, il faut qu’ils soient inférieurs à 40 voire 50 mm,
  • En situation il faut que le mur (muscle utérin) en arrière du fibrome soit suffisamment solide (supérieur à 5mm),
  • En nombre, il ne faut pas que le myome sous muqueux soit associer à d’autre myomes proches (que l’on dit contigus) qui risquent de rendre l’intervention aléatoire

D’où l’intérêt d’un bilan préopératoire précis, dont l’échographie vaginale (dite de cartographie) est la pierre angulaire avec l’hystéroscopie diagnostique préopératoire. Dans certains cas difficiles on peut même avoir recours à l’IRM (Imagerie par Résonance Magnétique) pour mieux apprécier les différentes lésions de l’utérus.

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