Quels sont les gestes possibles par cœlioscopie ?

Exploration des trompes pour infertilité (encore appelée : épreuve au bleu tubaire): lors de cette intervention, un liquide coloré est injecté par le col de l'utérus, puis par voie cœlioscopique, l'opérateur va vérifier que ce liquide s’écoule bien par les trompes (perméabilité des trompes).

Plastie des trompes pour infertilité: si les trompes sont "bouchées" ou abimées, certains gestes sont possibles pour leur rendre une perméabilité (libération des adhérences, ouverture du « pavillon »…)

Ablation d'une trompe ou Salpingectomie : lorsqu'une trompe est abîmée ou non fonctionnelle, une ablation de cette dernière peut être possible ou nécessaire.

Traitement de la grossesse extra-utérine (GEU): dans ces cas le chirurgien a le choix en fonction de l’état de la trompe soit d’inciser celle-ci et aspirer le sac gestationnel (salpingotomie et conservation de la trompe), soit de retirer la trompe car elle est trop abimée, mais sa conservation pose parfois plus de problèmes que d’avantages (risque d’hémorragie secondaire, de persistance de la grossesse ou de résidus de placenta, de récidive de grossesse extra-utérine…). La décision sera prise par l’opérateur pendant l’intervention.

Ablation d'un kyste de l'ovaire (Kystectomie ovarienne): certains kystes organiques peuvent atteindre un volume important, ou avoir un aspect suspect à l'échographie, dès lors une ablation du kyste est indiquée soit pour analyse, soit pour éviter une torsion de l'ovaire et de la trompe, soit encore pour restituer un meilleur fonctionnement ovarien. Dans cette situation le chirurgien sépare la paroi du kyste du reste de l’ovaire afin de conserver une bonne fonction à l’ovaire.

Ablation d'un ovaire (Ovariectomie): cette intervention peut être indiquée lorsqu'il y a un risque de dégénérescence ou quand il n’y a pas d’indication à préserver l’ovaire (par exemple après la ménopause) ou encore lorsque l'ovaire est totalement "soufflé" par le kyste sans possiblité de recuperer du tissu sain.

Annexectomie (ablation de l'ovaire et de la trompe): cette intervention peut être indiquée lorsqu'il y a un risque de dégénérescence.

Endométriose : l’endométriose correspond à la présence de tissu (fragments) d’endomètre qui se greffent (poussent) sur des zones qui ne lui sont pas destinées (ovaires, péritoine, trompes, intestin…). Lors des règles, ces fragments « saignent » et provoquent donc une réaction inflammatoire à l’endroit où ils se trouvent (avec souvent des douleurs caractéristiques). La cœlioscopie qui permet de «  regarder » dans le ventre, permet donc de bien identifier le siège de ces lésions et d’envisager leur destruction ou leur exérèse sous contrôle endoscopique.

Ablation d'un fibrome (Myomectomie) : il s'agit de l'ablation d'un myome à l'aide d'un endoscope, introduit dans l'abdomen par le nombril et par 3 incisions de 1cm de longueur, dans le bas de l'abdomen. Cette technique est possible lorsque le myome est unique (ou en faible nombre) & pas trop volumineux. Tous les temps de la dissection sont identiques à celle de la laparotomie, en revanche la suture est faite ensuite le plus souvent en un seul plan. (Voir chapitre myome/fibrome)

Hystérectomie (ablation de l'utérus) : il s'agit de l'ablation de l'utérus par voie cœlioscopique. L’intervention est menée en contrôlant les gestes par une caméra endoscopique placée en général au niveau de l’ombilic, puis des trocarts avec les instruments « opérateurs » sont introduits à travers deux à trois cicatrices de 5mm à 1cm de diamètre, placés dans la région au dessus du pubis. (voir chapitre hysterectomie)
Cette technique permet  de conduire l’intervention comme par voie chirurgicale classique (laparotomie) mais nécessite un abord « endoscopique »simple des ligaments de l’utérus et de fait l'utérus ne doit pas être trop volumineux.
En revanche, en raison de l’absence d’ouverture de la paroi abdominale, elle autorise en général un rétablissement plus rapide que par laparotomie.
Cette voie d'abord permet la conservation du col utérin.
Cette technique peut être pratiquée en cas de cancer, notamment pour retirer les ganglions pelviens

Promontofixation (cure cœlioscopique d'une descente d'organe) : il s’agit ici, de reproduire par cœlioscopie les gestes faits en chirurgie « traditionnelle » qui consistent à fixer le col (ou l’uterus, ou bien le fond du vagin) aux ligaments pré-vertébraux de la région du sacrum par l’intermédiaire d’une « bandelette » de tissu, afin de remonter et de fixer les organes pelviens descendus ( vessie, rectum, vagin ou col utérin)

Curages pelviens (exérèse des ganglions pelviens) : indiqués en cas de cancers de l’utérus ou de l’ovaire. Cette intervention consiste à retirer les ganglions qui « drainent » l’utérus afin de rechercher la présence éventuelle de cellules cancéreuses et de décider ainsi le besoin et la nature de traitements complémentaires.

Les informations fournies sur www.igogyneco.com sont destinées à améliorer, non à remplacer,
la relation directe entre le patient (ou visiteur du site) et les professionnels de santé.